F1 | Victoire politique de Ferrari : la FIA interdit une « astuce » sur les moteurs Mercedes et Red Bull.

Le nœud du problème réside dans la gestion du MGU-K, notamment en ce qui concerne les qualifications.

F1 | Victoire politique de Ferrari : la FIA interdit une « astuce » sur les moteurs Mercedes et Red Bull.

In Formule 1 Les championnats se décident aussi dans les couloirs du pouvoir et au détour des règlements techniques. En ce mois d'avril, marqué par le silence des moteurs suite à l'annulation des spéciales… Bahreïn e Arabie Saoudite, La bataille se déplace désormais sur le front réglementaire. Au cœur du différend se trouve une victoire politique d'une importance fondamentale obtenue par le Ferrari au détriment de ses principaux rivaux, Mercedes e Red BullL'objet du litige concerne la gestion deMGU-K, le composant électrique qui récupère l'énergie cinétique, et son interprétation « extrême » qui garantissait un avantage significatif en termes de temps aux fabricants de moteurs de Brackley et de Milton Keynes.

Le nœud du problème réside dans la phase de coupure de l'alimentation électrique en bout de ligne droite. Conformément à la réglementation en vigueur, afin d'éviter des ralentissements brusques potentiellement dangereux, la réduction de puissance doit s'effectuer de manière linéaire et progressive, selon des paliers prédéfinis. 50kW à intervalles d'une seconde. Mercedes et Red Bull ont cependant trouvé un moyen de contourner cette progressivité, en passant instantanément d'une puissance maximale de 350kW à zéro. Cela permet à leurs voitures, notamment la nouvelle Mercedes, de bénéficier d'une réduction de leurs coûts. Cela permet à leurs voitures, en particulier la nouvelle Mercedes, de bénéficier d'une réduction de leurs coûts. W17 et chez Red Bull RB22, afin de maintenir une poussée maximale pendant quelques fractions de seconde de plus que la concurrence, obtenant ainsi un gain sur le temps total de qualification.

L'astuce du logiciel d'urgence

Pour obtenir cet avantage, les deux constructeurs ont exploité une zone grise de la réglementation relative aux fonctions de sécurité. La réglementation autorise la coupure instantanée de la puissance du MGU-K à tout moment, pour des raisons techniques ou en cas d'urgence. Afin de dissuader toute utilisation stratégique de cette option, le calculateur (ECU) applique automatiquement une pénalité : en cas de désactivation brutale du système, le composant hybride reste bloqué pendant la période suivante. secondes 60.

Pendant une course, une panne électrique d'une minute entière serait un véritable suicide sportif. Cependant, lors d'un tour de qualification, le coût de cette pénalité devient négligeable. Mercedes et Red Bull ont compris qu'en coupant l'alimentation électrique à zéro juste avant la ligne d'arrivée, la pénalité d'une minute serait purgée pendant le tour de freinage ou le tour de décélération, où la vitesse importe peu. En somme, ils « achètent » un gain de performance à l'arrivée en le payant d'une pénalité sans incidence sur le résultat.

Cette manœuvre n'est pas sans inconvénients techniques. L'absence soudaine d'assistance électrique, en effet, met les moteurs turbo modernes en situation critique. Avec la nouvelle réglementation qui a supprimé…MGU-H (le composant qui maintenait le turbo sous pression même à bas régime), la perte de poussée électrique génère un retard notable dans la réponse du moteur.

Les conséquences pratiques se sont clairement fait sentir dès les premières sorties saisonnières. Au Japon, par exemple, Alex Albon Il est resté quasiment immobile sur la piste avec sa Williams (à moteur Mercedes), tandis que Max Verstappen e Kimi Antonelli Ils ont éprouvé des difficultés évidentes à progresser dans le premier secteur du tour suivant, ralentissant brusquement au moment même où d'autres voitures arrivaient à pleine vitesse. C'est précisément cet aspect sécuritaire qui a offert à Ferrari l'occasion idéale de porter le problème à l'attention de la Fédération.

Réaction de Ferrari et clarification de la FIA

À Maranello, l'irritation était palpable, surtout envers Mercedes, largement considérée comme la référence politique pour l'élaboration de la réglementation actuelle du sport automobile. Ferrari, déterminée à combler son retard technique avant l'entrée en vigueur complète de la réglementation de 2026, voyait dans cette manœuvre un nouvel exemple d'interprétation forcée des règles.

Après avoir analysé les données et les risques signalés, la FIA est intervenue durant cette pause d'avril. Comme indiqué par La courseLa Fédération a rencontré les fabricants pour discuter de l'incident. Bien que techniquement conforme à la lettre de la réglementation logicielle, la manœuvre Il a été jugé illégal Si elle est utilisée comme méthode pour améliorer les performances pures, la FIA a précisé que l'option de désactiver le MGU-K restera disponible pour les équipes uniquement pour des raisons de sécurité réelles et ne pourra plus être utilisée systématiquement pour optimiser les temps au tour en qualifications.

On estime que cette méthode a donné à Mercedes et Red Bull un surplus de puissance entre les deux. 50 à 100 kilowatts pendant une fraction de temps courte mais cruciale. Dans un monde où les premières places se jouent à quelques millièmes de seconde, pouvoir compter sur une poussée maximale alors que les adversaires sont déjà en phase de réduction (coupure) représente un avantage qui vaut son pesant d'or.

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