F1 | Alesi à propos de Vasseur : « Il fait un travail extraordinaire chez Ferrari. »
L'ancien pilote fait l'éloge du directeur de l'écurie au cheval cabré, mais n'oublie pas les difficultés de la saison dernière.
Les mots de Jean Alesi offrent un aperçu intéressant du passé récent et du présent de Ferrari, soulignant à la fois les difficultés rencontrées et les signes encourageants apparus en ce début de nouvelle saison.
L'ancien pilote français, qui a défendu les couleurs du Cheval Cabré sur les circuits de 1991 à 1995, remportant sa seule victoire en Formule 1 avec Ferrari lors du Grand Prix du Canada 95, n'a pas mâché ses mots pour décrire la difficile année précédente de l'écurie de Maranello, qui s'est soldée par une absence de victoire et une décevante quatrième place au Championnat des Constructeurs, derrière les reines McLaren, Mercedes et Red Bull.
« À la fin de la saison, quand on m'a demandé comment s'était déroulée la saison de Ferrari, j'ai répondu : "Une catastrophe." C'était une catastrophe, certes, mais je n'ai rien dit de mal. J'ai simplement constaté les faits », a déclaré Alesi lors d'une récente interview accordée à RacingNews365. Un constat sans détour, reflétant les attentes toujours élevées qui pèsent sur l'écurie de Maranello et la déception face à des résultats jugés en deçà de son palmarès.
Cependant, le ton d'Alesi change sensiblement lorsqu'il analyse le début de la saison actuelle, caractérisée par le nouveau règlement technique, où Ferrari s'est bien comportée jusqu'à présent, obtenant trois podiums en autant de courses.
L'une des trois, celle remportée à la fin du Grand Prix de Chine, porte la signature de Lewis Hamilton, septuple champion du monde qui, après une saison 2025 difficile, terminée à 86 points de son coéquipier Charles Leclerc, est parvenu à monter sur le podium pour la première fois au volant d'une Ferrari.
Alesi s'est dit impressionné par les progrès de l'équipe, soulignant que le travail accompli a finalement abouti à une voiture compétitive : « Je suis très content de leur début de saison, car ils sont arrivés avec une Ferrari bien construite. Je suis vraiment impressionné. » Ces propos témoignent d'une confiance retrouvée et d'une vision positive du chemin parcouru.
Le leadership du chef d'équipe joue un rôle central dans cette renaissance. Frédéric Vasseur, directeur de la gestion sportive de Ferrari à partir de 2023, succède à Mattia Binotto.
Alesi a exprimé sa profonde admiration pour le travail de son homologue français, soulignant la complexité de son rôle : « Fred, depuis le premier jour, fait un travail extraordinaire. Être directeur d’équipe doit être quelque chose d’incroyablement complexe. Je ne sais pas exactement à quoi cela ressemble, mais c’est ainsi que je l’imagine. »
Selon Alesi, diriger une écurie de Formule 1 représente déjà un défi de taille, mais le faire chez Ferrari implique une pression unique : « Chez Ferrari, c’est une toute autre histoire : la pression est décuplée. » Cette observation souligne à quel point l’environnement de la Scuderia est différent de celui de toute autre écurie du paddock, où les attentes, l’attention médiatique et les responsabilités sont décuplées.
Les déclarations de l'ancien pilote mêlent donc critique et optimisme : d'une part, la conscience des erreurs passées, d'autre part, la confiance dans un projet qui semble enfin avoir trouvé une direction solide. Si les signes positifs se confirment au fil de la saison, même si Mercedes apparaît actuellement nettement supérieure à la concurrence, comme en témoignent ses victoires lors des trois premiers Grands Prix de 2026, Ferrari pourrait bien redevenir un acteur majeur et régulier dans la lutte pour les premières places.
Au final, Alesi photographie une équipe qui a traversé une phase de transition avec des moments compliqués, mais qui semble désormais prête à se relancer grâce à une gestion plus efficace et à une base technique plus convaincante.
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